Voici un résumé synthétique des témoignages exprimés dans le sondage par les Apaviens, qui reflètent un sentiment de colère et un décrochage entre les performances de l'entreprise et la reconnaissance sociale.
1. Un sentiment d'injustice et d'exclusion
- Le "plafond" des 3 000 € : L'absence d'augmentation collective pour les salaires supérieurs à 3 000 € est vécue comme une insulte. Les salariés concernés estiment que leur expertise et leur engagement ne sont plus reconnus, créant un sentiment de déclassement, notamment pour les seniors et les cadres.
- Décalage avec les résultats : Alors que l'année 2025 est décrite comme "exceptionnelle" avec des bénéfices records, les salariés dénoncent une redistribution "ridicule" et "indécente".
Une négociation qui n’en était pas une:
Devant les miettes proposées par la direction, les OS ont collectivement quitté la table de la négociation. Une première dans l’histoire de l’Apave !
Les propositions de la direction sont méprisantes :
- Les augmentations collectives sont, au mieux inférieures à l’inflation, au pire inexistantes
- Les montants attribués au rattrapage de l’égalité des salaires F/H ne sont pas de nature à répondre aux obligations légales de suppression des écarts. (L2242-3 )
- Le choix de l’individuel, plutôt que du collectif.
Ce début de négociation affiche clairement la volonté de notre direction : Augmentation nette des profits, au détriment des salariés qui ne sont qu’une contrainte nécessaire.
Il est loin le discours rassembleur des réunions de lancement et encore plus loin celui de la symétrie des attentions…
Un engagement collectif, mais des rémunérations sélectives !
LES REVENDICATIONS DE LA CFDT :

Il peut être demandé à un intervenant de réaliser une période de travail hors du périmètre de son agence, et parfois sur des secteurs très éloignés du domicile.
Les accords en vigueur cadrent précisément les conditions d’intervention et de valorisation des temps passés.
La Cfdt a été à l’origine de la demande d’ouverture de la négociation destinée à compenser la vie chère dans les DROM COM et la Corse.
Celle-ci, commencée en décembre 2024, n’a abouti qu’à des propositions qui sont loin d’être à la hauteur de l'enjeu et du coût de la vie de ces territoires.
La direction a d’emblé écarté catégoriquement la Corse de cette négociation.

Tout ça pour ça !
Dans les faits, les chiffres du gouvernement sont sans appel : le niveau général des prix à la consommation est supérieur de 9% à La Réunion, 10% à Mayotte, 14% en Martinique et en Guyane et 16% en Guadeloupe, notamment pour les produits alimentaires. (par exemple, + 42% en Guadeloupe.)
Lire la suite : NÉGOCIATION PRIMES DE VIE CHÈRE : POURQUOI LA CFDT REFUSE L' ACCORD !!!